Aux confluents de l’Akiawenhrahk


















     
           




    
                       














Appréciation ou appropriation?
Discussion sur l’appropriation culturelle dans un contexte de création à la Charpente des fauves, Onyionhwentsïio’ dans le cadre du Campus Multi
Avec Catherine Boivin, Marilou Craft, Noel Habel et Angela Marsh. Médiatrices : Andrée Levesque Sioui et Sarah Toung ondo.
15 février 2024




     Écouter sur Soundcloud    

 







Lorsque nous réfléchissions aux thèmes des différents échanges publics, nous avons remarqué qu’au final, nous abordions très peu la création. Ironique pour des centres d’artistes! Pour cette seconde discussion, nous avons donc choisi d’approfondir la question de l’appréciation et de l’appropriation culturelle, et ce dans un contexte de création. Ce sujet, nous avions tenté de l’aborder par le passé, et nous avons réalisé à quel point il s’agissait d’un sujet sensible pour plusieurs. Nous avons donc décidé d’inviter pour cette conversation des artistes autochtones et allochtones de diverses disciplines et communautés. Chacun·e a partagé sa vision et ses expériences personnelles par rapport aux enjeux liés à l’appropriation culturelle et ses contextes. Les intervenant.e.s ont pu y aborder les questions de responsabilité, choisie ou subie par les artistes, d’assurer une veille ou d’être porte-parole d’une communauté à travers leur création, ou encore d’identifier les différences entre le partage des savoirs et des cultures et l’appropriation dans des contextes de collaborations. Pour reprendre les mots de Noel Habel, l’idée dans cette conversation était de trouver un point d’équilibre entre les informations pertinentes et les expériences vécues par chacun·e.


Lorsque nous avons réfléchi aux échanges publics organisés dans le cadre de notre projet d’alliance, c’était dans l’objectif de partager nos réflexions et questionnements, et d’aider d’autres organismes et membres de la communauté artistique dans leurs réflexions sur ces enjeux. C’est aussi pourquoi nous avons enregistré chacun des échanges pour en faire des balados. Celui de cet atelier est disponible ici


Invité.e.s
Catherine Boivin est Atikamekw Nehirowisiw habitant la communauté abénakise d’Odanak et originaire de la communauté de Wemotaci. Elle a notamment participé à l’exposition collective De tabac et de foin d’odeur. Là où sont nos rêves (2019, Musée de Joliette). Marathonienne, danseuse de fancy shawl, conférencière et militante, Catherine Boivin cumule plusieurs rôles dont celui de créatrice de contenu afin de sensibiliser aux questions autochtones sur les réseaux sociaux.à

Marilou Craft œuvre à Tiohtià:ke/Mooniyaang (Montréal) comme artiste des mots, de la performance, de l’indiscipline et de la manigance. Elle est également traductrice, conseillère dramaturgique associée au Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire.

Noel Habel est membre de la communauté de Sioux Valley Dakota First Nation. Il travaille comme agent de programme pour le Conseil des Arts du Canada, aidant des artistes autochtones dans la poursuite de leurs projets et de leurs objectifs de carrière. Musicien, il a joué dans plusieurs groupes à titre de percussionniste. Il élabore aussi un alter ego, William C. Wikcemna Yamni Ake Wanzi.

Angela Marsh est originaire de Toronto et installée à Québec, territoire non cédé du Onyionhwentsïio’ de la nation Wendat, où elle crée des projets artistiques-écologiques-relationnels qui sont le résultat d’une recherche continuelle de réciprocité et d’apprentissage du vivant. Angela est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2019), d’une maîtrise en éducation (2004) de l’Université de Toronto.



Médiatrices
Andrée Levesque Sioui est chanteuse, poète, narratrice et parfois performeuse et artiste visuelle. Elle enseigne aussi la langue wendat auprès des jeunes de sa communauté à Wendake. Elle est l’interprète principale de l’album Yahndawa’ (2011), l’autrice du recueil de poésie, Chant(s), aux Éditions Hannenorak (2021) et publie dans le collectif Chambres Fortes chez Hamac en 2023.

Artiste multisiciplinaire, franco-gabonaise vivant à Québec, Sarah Toung Ondo est une touche à tout qui aime explorer les médiums. Ce goût pour le protéiforme lui permet de questionner les liens entre l’art, l’intime et la société par le prisme du métissage culturel.



Écouter Épisode 01
Écouter Épisode 02
Écouter Épisode 03



Merci à nos partenaires Charpentes des fauves  + mois multi