Aux confluents de l’Akiawenhrahk











L’alliance à Méduse
Avec le Comité Kwatriho’tat et des gens de Spira, Antitube, L'Œil de Poisson, Avatar, VU et Méduse dans les locaux d’Avatar, Méduse,  Onyionhwentsïio’
16 avril 2024

 








Dans un projet comme l’Alliance, de nombreuses conversations ont lieu dans des cercles rapprochés, comme avec le comité Kwatriho’tat ou avec les équipes d’Ahkwayaonhkeh, VU et du Cinéma Beaumont, qui sont directement impliquées dans les activités. La nature d’un tel projet fait que peu d’informations sont diffusées ou communiquées, par rapport à l’ampleur des tâches et conversations qui ont réellement lieu.

Au fur et à mesure que l’année avançait, nous réalisions que plusieurs personnes – particulièrement nos voisins à Méduse – ne comprenaient donc pas tout à fait ce qu’était l’Alliance. Nous avons donc invité tous les centres à un dîner, afin de la présenter ; ses membres, ainsi que les valeurs et les façons de faire qui y sont développées. 

Lors de ce repas, nous avons pu développer les liens présents et en créer de nouveaux. Ensuite, nous avons engagé une discussion collective. Plusieurs personnes ont nommé leur désir de s’engager plus activement dans une démarche décoloniale, mais sans savoir où commencer. Elles ont aussi parlé de leur difficulté organisationnelle à s’investir dans ce genre de démarche, entre autres par manque de temps et de ressources.


« Au sein même de VU, nous avons aussi constaté qu’il était difficile pour tous les membres de l’équipe ou du CA ainsi que pour les membres de s’investir dans une telle démarche, pour les mêmes raisons. » – Véronique Isabelle

Cet événement a été une occasion d’initier certaines personnes à des enjeux rencontrés par les artistes autochtones, notamment au niveau des appels de dossiers. L’importance de la construction de relations où les artistes se sentent bien a été réitérée. 

Ce qui en est ressorti, c’est qu’il n’y a pas de formule magique pour ouvrir les organismes à une démarche davantage décoloniale, ni pour inclure des artistes autochtones à nos programmations. Il faut du temps, de l’investissement personnel et professionnel. Mais dans le contexte actuel des centres d’artistes, où il faut toujours faire plus avec moins, comment trouver l’espace et le temps? Bien qu’il n’existe pas de réponse claire à cette question, il demeure important de nommer les freins et les obstacles afin de commencer à voir les chemins à parcourir.